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<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/24/107-edito">
  <title>Edito</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/24/107-edito</link>
  <dc:date>2008-04-24T07:00:26+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Le Centre Social George Sand fête ses 30 ans… nous célébrons cet évènement dans ce numéro. Nous vous présentons son évolution et la place qu’il a prise dans ce quartier. De la place Louis Maisonnat à l’allée des Balmes, en passant  par la Piscine Lino Reffugi et l’école Paul Langevin, nous vous emmenons à la rencontre des différents acteurs de ces lieux. Nous en profitons pour rendre un hommage à Jean Bocq, ce résistant fontainois dont le nom a été donné à la rue de la Saulne. Tout de suite, parole aux habitants de ce quartier calme. Un petit clin d’œil au passé comme nous en avons l’habitude. Bonne lecture.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<img src="/2005/images/un.jpg" alt="" /><br /><strong>Le Centre Social George Sand fête ses 30 ans… nous célébrons cet évènement dans ce numéro. Nous vous présentons son évolution et la place qu’il a prise dans ce quartier. De la place Louis Maisonnat à l’allée des Balmes, en passant  par la Piscine Lino Reffugi et l’école Paul Langevin, nous vous emmenons à la rencontre des différents acteurs de ces lieux. Nous en profitons pour rendre un hommage à Jean Bocq, ce résistant fontainois dont le nom a été donné à la rue de la Saulne. Tout de suite, parole aux habitants de ce quartier calme. Un petit clin d’œil au passé comme nous en avons l’habitude. Bonne lecture.</strong><br /> <br />
<strong>Le comité de redaction</strong><br /><img src="/2005/images/sud2.jpg" alt="" />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/108-mes-liens-avec-le-centre-social-george-sand">
  <title>Mes liens avec le centre social GEORGE SAND</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/108-mes-liens-avec-le-centre-social-george-sand</link>
  <dc:date>2008-04-23T10:01:54+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>J’ai toujours habité à Fontaine, rue Pégoud puis rue Colonel Fabien. Quand j’étais enfant, de chez moi à l’allée des Balmes, on voyait surtout des jardins, des champs et des fermes. En se promenant on longeait la Saulne, et les vaches de Mr Jarrand paissaient prés de nous. Au printemps nous allions au bois de Vouillant cueillir des jonquilles.</description>
  <content:encoded><![CDATA[J’ai toujours habité à Fontaine, rue Pégoud puis rue Colonel Fabien. Quand j’étais enfant, de chez moi à l’allée des Balmes, on voyait surtout des jardins, des champs et des fermes. En se promenant on longeait la Saulne, et les vaches de Mr Jarrand paissaient prés de nous. Au printemps nous allions au bois de Vouillant cueillir des jonquilles. Puis le quartier sud s’est développé avec la construction des H.L.M de l’école Paul Langevin, la Saulne a été recouverte et le boulevard Joliot Curie tracé.
En 1978, le centre social George Sand est ouvert. C’était bien pour nous car nous étions éloignés du premier centre social Romain Rolland et de la crèche « Allende ».<br /><img src="/2005/images/centresoc.jpg" alt="" />
<br /><em>Centre social George Sand 1978</em>
<br /><br />


Moi-même, mère de famille, j’ai eu un emploi pendant 25 ans comme nourrice à la crèche familiale.
Mon fils Gilles a profité du centre social Georges Sand et des activités pour enfant dont de nombreuses promenades.
Les enfants que je gardais ont pu bénéficier de la halte garderie.
Mais ce que j’ai apprécié le plus, personnellement, ce sont les après midi du Jeudi avec le « réseau d’échanges » du centre social. Chacun a un savoir qu’il peut partager en le transmettant gratuitement aux autres : c’est cela le réseau d’échanges. On apprend ainsi une recette de cuisine, la couture, un jeu de société, une technique de bricolage, de décoration etc... Tout est possible. Même la plus modeste a quelque chose à donner et recevoir. C’est d’autant plus enrichissant que nous sommes d’origines très diverses et que nos savoirs n’en sont que plus variés.
Au cours des années nous avons aussi fait des promenades, des sorties en car ou en tram. Nous avons visité des musées. L’après midi vers 16 heures nous partagions un café, un gâteau qu’une de nous apportait puis nous  terminions parfois en jouant aux cartes ou au scrabble.<br /><img src="/2005/images/centresoc2.jpg" alt="" />
<br /><em>Centre social George Sand loto Groupe de travail de Français</em>
<br /><br />


Pour élargir nos échanges et lutter contre le racisme nous avons invité des messieurs, retraités, résidents à la SONACOTRA, qui étaient très contents de nous rencontrer car ils vivent très  isolés.
Actuellement mes occupations de grand-mère m’empêchent de me rendre au Centre Social et « ça me manque ».
<br />
<br />

<strong>Propos de Rosette Quéron recueilli par Suzanne Jadeau</strong><br />
<br /><img src="/2005/images/centresoc3.jpg" alt="" />
<br />
<img src="/2005/images/centresoc4.jpg" alt="" />
<br />
<em>Centre social George Sand bourse aux jouets</em>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/109-le-centre-social-a-30-ans">
  <title>Le centre social a 30 ans</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/109-le-centre-social-a-30-ans</link>
  <dc:date>2008-04-23T09:25:36+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Grâce à son personnel et à ses nombreuses activités, le Centre Social George Sand a joué son rôle d’animateur et de créateur de liens entre les différentes communautés du quartier Sud depuis 1978.
Nous avons essayé d’en retrouver les principaux acteurs avec l’aide de Madame Marie Odile Ketterer la responsable actuelle et de Melle Sonia Vaccari animatrice.
En 1978 à l’inauguration de ce: nouveau centre c’est Madame Michèle Jorcin qui devient Directrice des deux centres Sociaux « Romain Rolland &amp; George Sand », Mme Christine Cairola était secrétaire à George Sand.

Sortie famille en 1999</description>
  <content:encoded><![CDATA[Grâce à son personnel et à ses nombreuses activités, le Centre Social George Sand a joué son rôle d’animateur et de créateur de liens entre les différentes communautés du quartier Sud depuis 1978.
Nous avons essayé d’en retrouver les principaux acteurs avec l’aide de Madame Marie Odile Ketterer la responsable actuelle et de Melle Sonia Vaccari animatrice.
En 1978 à l’inauguration de ce: nouveau centre c’est Madame Michèle Jorcin qui devient Directrice des deux centres Sociaux « Romain Rolland & George Sand », Mme Christine Cairola était secrétaire à George Sand.
<br /><img src="/2005/images/famille.jpg" alt="" />
<br /><em>Sortie famille en 1999<br /></em> Ce sont succédés ensuite Mmes Elisabeth Besson, Nicole Drevet de 1993 à 1997, puis Dominique Descoin de 1997 à 1999, ensuite Paul Goimard 1999 à 2004 enfin Mr Claude Lyprendi jusqu’en 2008.
Parmi ces personnes (dont certaines sont retraitées) nous avons obtenu le témoignage souvenir de Madame Nicole Drevet que nous remercions.<br />
<br /><img src="/2005/images/centresoc5.jpg" alt="" /><br />
<em>Centre social Georges Sand : Sortie en famille, ballade en âne</em><br /><br />



<strong>Souvenir d’une directrice</strong><br />

J’ai travaillé pendant 4 ans de 1993 à 1997 comme Directrice – Coordonnatrice des deux Centres Sociaux de Fontaine et des 3 Haltes Garderies.
En ce qui concerne plus précisément le Centre Social Gorge Sand, nous devions établir et réaliser le nouveau projet de travail.
Entourée d’une équipe de travailleurs sociaux motivés (Secrétaires, Conseillères en Economie Sociale et Familiale, Animatrice vacataire, Objecteur de conscience) j’ai positionné ce projet sur un axe prioritaire :  
Donner aux enfants et adolescents du quartier « des plus » pour affronter la vie quotidienne en intervenant dans des classes des groupes scolaires primaires et maternelle, dans une section spéciale du CES, et en organisant une activité quotidienne après l’école, au Centre social.
Un projet parallèle a été animé à la halte garderie.
Dans le même temps nous avons reconstruit un réseau de bénévoles dédiés aux activités et crée un Comité d’Animation des Centres Sociaux (usagers, représentants de la Caisse d’Allocations Familiales, Elus Municipaux ).
C’est globalement et schématiquement ce que j’avais comme missions prioritaires en dehors des charges traditionnelles attachés à la gestion d’une équipe pluridisciplinaire. <br />
<br />


<strong>Souvenir de Nicole Drevet </strong>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/110-mais-qui-est-donc-george-sand">
  <title>Mais qui est donc George Sand ?</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/110-mais-qui-est-donc-george-sand</link>
  <dc:date>2008-04-23T08:59:45+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Petite fille d’un fermier général et d’une fille de Maurice de Saxe, la jeune Aurore Dupin,  (1804-1876) pris le nom d’auteur George Sand pour marquer sa liberté de moeurs et par reférence à son ami du moment l’écrivain Jules Sandeau.</description>
  <content:encoded><![CDATA[Petite fille d’un fermier général et d’une fille de Maurice de Saxe, la jeune Aurore Dupin,  (1804-1876) pris le nom d’auteur George Sand pour marquer sa liberté de moeurs et par reférence à son ami du moment l’écrivain Jules Sandeau. <img src="/2005/images/sand.jpg" alt="" /><br />

<br />
Après la mort accidentelle de son père, recueillie par sa grand’mère à Nohant dans l’Indre où elle passa toute son enfance et son adolescence. De son union avec le baron Dudevant, naquirent deux enfants : Maurice et Solange. Elle se sépare de lui et s’installe à Paris où elle mène une vie « libre » et étonnante. En effet, elle se coupe les cheveux, porte une redingote et un chapeau haut de forme. Voulant imiter son ami qui écrivait, elle publie, en 1832 un premier roman : Indiana, sous le nom de George Sand. Elle connaît un succès total et ne s’arrêtera plus d’écrire. Elle entretient une passion orageuse avec Musset, une autre avec Chopin. Parmi ses plus grands succès littéraires citons « La mare au Diable », « la petite Fadette ou François le Champi »… C’est à Nohant qu’elle termine ses jours en 1876. Elle y a même exercé les fonctions de médecin de village, ayant étudié l’anatomie et les remèdes à base de plantes.<br />
<br />


<strong>Ce petit portrait a été réalisé à partir de documents apportés par Jocelyne Tasca</strong>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/115-resister-ou-subir">
  <title>Résister ou subir</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/115-resister-ou-subir</link>
  <dc:date>2008-04-23T07:10:36+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Jean Bocq</dc:subject>
  <description>Jean Bocq est né à Aix-en-Provence le 9 juin 1921.
Ses parents viennent s’installer à Fontaine et tiennent une charcuterie au 45 avenue Aristide Briand.
Jean choisit la mécanique.
Quand la guerre est déclarée en 1939, il s’engage à la 601ème compagnie d’infanterie de l’air à Rochefort sur mer puis à Montélimar et sera un des premiers brevetés parachutistes de France.
En 1940, Jean épouse à 19 ans Annette Fritsh. Ils auront 2 filles Claude puis Maryse.
En 1941, il devient gardien de la paix pour mieux connaître, disait-il, certaines filières.
Le 12 novembre 1942, les troupes italiennes occupent la caserne de Bonne, le commandement est installé à côté, dans l’hôtel Gambetta.

Jean Bocq dit Jimmy</description>
  <content:encoded><![CDATA[Jean Bocq est né à Aix-en-Provence le 9 juin 1921.<br />
Ses parents viennent s’installer à Fontaine et tiennent une charcuterie au 45 avenue Aristide Briand.<br />
Jean choisit la mécanique.<br />
Quand la guerre est déclarée en 1939, il s’engage à la 601ème compagnie d’infanterie de l’air à Rochefort sur mer puis à <em>Montélimar et sera un des premiers brevetés parachutistes de France.<br />
En 1940, Jean épouse à 19 ans Annette Fritsh. Ils auront 2 filles Claude puis Maryse.<br />
En 1941, il devient gardien de la paix pour mieux connaître, disait-il, certaines filières.<br />
Le 12 novembre 1942, les troupes italiennes occupent la caserne de Bonne, le commandement est installé à côté, dans l’hôtel Gambetta.<br /><br />
<img src="/2005/images/Jean-Bocq4.jpg" alt="" /><br />
Jean Bocq dit Jimmy</em> Le 22 mai 1943, une bombinette explosa chez les officiers. Cette armée avait beau ressemblé à une armée d’opérette, leurs soldats  avec une plume sur leur chapeau et n’être pas trop sévère avec les habitants. C’était quand même une armée d’occupation.<br />

Une amende de 3 millions de francs est infligée à la ville de Grenoble pour cette anicroche.<br /> 
En juin1943, c’est la rencontre de Jean Bocq avec Paul Gariboldy dit Vallier, technicien à Merlin Gerin, le chef des groupes Francs de Combat.<br />
Le journal, les Allobroges du 29-8-1944 nous résume bien le bilan de leur duo:<br />
« Une voiture noire qui traversait Grenoble en trombe semant la panique chez les waffen SS, les miliciens, les agents de la gestapo. Elle se montrait partout, partout où il y a à punir ou venger. »<br />
Le chauffeur de cette traction avant en est Jean Bocq conduisant Paul Gariboldy.<br /> 
Celui-ci est un excellent tireur, Jean Bocq dit Jimmy, un conducteur hors pair.<br />
A eux deux, ils vont en faire voir de toutes les couleurs à leurs ennemis, apparaissant et disparaissant en un clin d’œil tel Zorro.
Paul Gariboldy dit Vallier est d’ailleurs aussi surnommé Fantomas; D’Artagnan, Tintin, Robin des bois ou Cyrano selon les événements.<br />
Mais ils sont bien deux à faire les 400 coups. <br />
Le 4 août, Bocq et Gariboldy s’introduisent dans les bureaux du PPF, (parti populaire français) le parti des nazis français rue du Lycée et le 8 août 1943 dans ceux des locaux de la milice Place Victor Hugo enlevant les lettres de dénonciations, la liste des collabos et autres documents avant de faire exploser les lieux.<br />
Dans les jours suivants, 137 bombes furent placées chez les mouchards et autres miliciens grâce aux adresses volées ainsi que des usines ayant collaboré. <br />
<img src="/2005/images/jeanbocq2.jpg" alt="" />
<br /><em>Annette et Jean Bocq au jardin de Ville à Grenoble</em> 
<br /><br />


Les dégâts furent aux frais des sinistrés car les assurances et les municipalités refusèrent de rembourser les réparations.
Il n’y eut plus de lettres de dénonciations à Grenoble après cela.<br />
A noter que les deux compères se sont toujours débrouillés pour qu’il n’y ait aucune personne de la rue qui ne soit touchée par leurs bombes.<br />
Le 12 août, le cinéma Royal situé au centre ville, fut réquisitionné par les Allemands, pour projeter un film de propagande sur le S.T.O, (le service du travail obligatoire en Allemagne concernant tous les jeunes nés en 1920, 1921, 1922 (ce qui est le cas de Jean Bocq né en 1921).<br />
Le film est annoncé à grands coups de publicité dans la presse.
Jimmy et Vallier apprirent que la pellicule viendrait de Lyon jusqu’à la gare de Grenoble et qu’un cycliste la porterait jusqu’au cinéma. Le cycliste dû la céder à deux hommes armés qui repartirent avec en bicyclette.…<br />
Le soir, un officier Allemand du nom de Kisch annonce au public : « le film ne sera pas projeté ce soir car il a été enlevé par des gangsters ».<br />
Le Familia, situé Place Grenette visionnait des films sur les beautés et les douceurs du paradis nazi…il fut incendié.<br />
Le Rex, rue Saint-Jacques fut réquisitionné pour le remplacer avec d’importantes forces de police autour, il faillit bien brûler quand un électricien des corps francs Pierre Nagel réussit un début d’embrasement avant de s’enfuir.<br />
Une imprimerie servait à la propagande nazie…elle se retrouve carbonisée.<br />
Une tannerie fabriquait du cuir pour l’armée allemande, elle connut le même sort.<br />
Le 9 septembre 1943, les soldats allemands, vraiment pas du genre à offrir des bisous à la population, arrivent à l’improviste dans la caserne de Bonne et jettent les Italiens en bas de leurs lits pour les remplacer.<br />
Il y eut des coups de feu toute la journée du 10 septembre, des soldats italiens qui n’eurent pas le temps de s’enfuir, terminèrent dans les camps en Allemagne.<br />
La Kommandantur n’a jamais eu confiance avec ces alliés jugés peu fiables. <br />
Le 12 septembre, nos 2 associés enlèvent 10 tonnes d’explosifs et d’armes au fort des 4 Seigneurs au dessus d’Uriage qu’ils font sauter juste après.<br />
Le 15 septembre, ce sont 2000 fiches de convocation du S.T.O qui sont enlevées dans des locaux, Place de la Manutention (aujourd’hui le parking Philleville) au jardin de ville de Grenoble remplis rapidement dans des sacs de toile et jetés dans l’Isère qui est juste à côté.<br />
Les maquisards n’ont jamais crevé de faim grâce à Bocq et Gariboldy. <br />
Le 27 septembre ils volent 250 000 feuilles de rationnement au col de la Placette pour les nourrir.<br />
Des chaussures dans une usine collabo de Romans sont chapardées par nos deux compères pour chausser les résistants et les indigents.<br />

<img src="/2005/images/jeanbocq.jpg" alt="" />
<br /><em>Annette et Jean Bocq</em>
<br />
<br />

Les journaux le lendemain reconnaissent « l’audace incroyable de ces voleurs ».<br />
Le petit Dauphinois du 11 octobre 1943 nous relate :<br />
« Vers 19 heures 30 ce 9 octobre, des terroristes se sont introduits dans les mégisseries tanneries A… rue de la tannerie à Fontaine. Ils ont ligoté le gardien et mirent le feu à l’établissement.<br />
Les dégâts extrêment importants sont évalués à une dizaine de milliers de francs. »<br />
Le 12 octobre, le même journal nous raconte :<br />
« Un attentat détruit une fabrique de meubles de Fontaine rue des Iles (rue Doyen Gosse aujourd’hui). Une série d’explosions se firent entendre. Le feu alimenté par les stocks de bois, les meubles entreposés, les copeaux se propagèrent avec rapidité et n’allait pas tarder à embraser le bâtiment dont il ne restait que des pans de murs noircis. »<br />
Nous retrouvons les rapports des pompiers de ces deux incendies dans Mémoires n° 23.<br />
Le 22 octobre, le journal Sud-Est écrit :<br />
« Un nouvel attentat criminel a été commis à Grenoble contre la milice française qui n’a heureusement pas fait de victimes.<br />
Mercredi vers 16 heures 24, une auto Citroën grise s’arrêtait Place Victor Hugo devant le local de la milice.<br />
Une femme était en train de regarder les affiches de propagande de la milice. Dès qu’elle fut éloignée, l’une des deux personnes qui se trouvait dans la voiture sortit à travers la portière une mitraillette et en tira plusieurs rafales dans la porte vitrée de la milice. A peine la dernière rafale tirée, la voiture démarrait aussitôt en disparaissant dans la ville.<br />
Le premier mouvement de stupeur passé, les miliciens qui se trouvaient à leur siège se précipitèrent dehors mais ne purent identifier l’auto déjà hors de vue.<br />
La porte vitrée portait une douzaine de trous. Des balles avaient pénétré à l’intérieur du local ne rencontrant heureusement personne sur leur passage.<br />
La police a ouvert une enquête sur ce nouvel attentat. »<br />
<img src="/2005/images/Jean-Bocq3.jpg" alt="" />
<br />
<br /><em>Jean Bocq grimé</em>
<br /><br />




Ce 22 octobre Jimmy et Vallier attaquent le Grand-Hôtel rue de la République, siège de la police de Vichy pour libérer le chef de la résistance André Surre. Mais celui-ci a été transféré à la prison Saint-Joseph de Grenoble. Ils ligotent les agents en faction, délivrent une jeune femme qui avait été arrêtée et s’emparent de tous les documents de la police.<br />
Le 24 octobre, la voiture de Jean Bocq et Paul Gariboldy habillés en policiers pour relâcher André Surre tombe en panne juste devant la gendarmerie Place D’Apvril (à la place de la grande poste de Grenoble actuellement). <br />
Un gendarme charitable apporte un tournevis à Jean Bocq dont le métier premier est mécanicien. Un autre gendarme prévient discrètement le capitaine Bonardi que des mitraillettes sont cachées dans la banquette arrière de la voiture, mettant un doute sur la véracité de ces deux policiers. (Ils se trompent à moitié car Jean Bocq est réellement flic.) <br />
Bonardi ordonne à ses hommes de les arrêter et de les transférer dans la prison qui est juste à côté (à l’emplacement actuel du multiplexe Chavant aujourd’hui.)<br /><img src="/2005/images/Bocq-Vallier.jpg" alt="" />
<br /><em>Jean Bocq et Paul Gariboldy (Vallier)</em>
<br />
<br />



Dans la nuit du 25 et 26 octobre, 7 policiers s’introduisent dans la prison pour délivrer Jean Bocq, Paul Gariboldy et André Surre endormant de chloroforme les gardiens.<br />
Une enquête est menée pendant 6 mois. C’est avec la complicité du gardien Jean-Baptiste Fontanarosa que les trois ont pu se faire la malle. Il est nommé « Fontana » dans la résistance, et il a averti François Notari des Groupes Francs de l’arrestation de ses deux chefs.<br />
Fontanarosa sera déporté à cause de cela et n’en reviendra pas.<br />
Le 29, Vallier retrouve Bonardi. Il lui fait comprendre que ce sera un duel comme dans les westerns. Le premier qui dégaine a le droit d’exister encore.<br />
Vallier est réputé tirer plus vite que son ombre tel Lucky Luke.<br />
Bonardi n’aura jamais plus mal au ventre ni ailleurs…<br />
Le 8 novembre, la Taverne des trois Dauphins était le rendez-vous de tout ce que Grenoble comptait de traîtres et de vendus. Elle fut réduite en poussière.<br />
Le 11 novembre, environ 2000 manifestants viennent devant le monument aux morts des Diables Bleus pour les 25 ans de l’Armistice. Ils sont encerclés par la police française. Si la plupart arrivent à s’échapper, 600 sont arrêtés, 398 sont déportés, 120 seulement reviendront des camps.<br />
Le 13 novembre, en représailles de ces arrestations, Aimé Requet employé au parc d’artillerie fait sauter les 150 tonnes de munition qui y sont. Mille tonnes de matériel sont hors d’usage.<br />
Le 15, la gestapo appelle en renfort 2 chefs miliciens qui ont fait leurs preuves à Lyon, Guy Echlach, membre de la waffen SS, ex-président du parti « jeunes pour une Europe nouvelle » parti clairement anti-sémite, et Francis André dit « gueule tordue » suite à un coup de feu reçu sur le visage. Ce qui le rend encore plus inhumain avec ses méthodes de tortures, et ses mains d’étrangleurs de résistants. Il en aurait tué environ 160. <br />
Le 25 novembre commence la Saint-Barthélemy grenobloise. A la suite de dénonciations, les plus grands chefs de la résistance tombent un à un jusqu’au 29 novembre.<br />
Il s’agit de Georges Duron, le journaliste Jean Pain, l’ingénieur Audinos, Roger Guigue, Louis Le Bozec, Joseph Bernard, le maire de Saint-Martin-d’Hères Henri Gerente, Jean Bistési, Jean Perrot, les docteurs Henri Butterlin, Girard, Carrier et Gaston Valois qui avale une capsule de cyanure pour ne pas parler sous les tortures de Francis André.<br />
Pour fuir le carnage, Jean Bocq envisage de partir combattre dans les troupes en Afrique du nord, mais il a les pieds gelés et ne peut se déplacer.<br />
<img src="/2005/images/mandat1.jpg" alt="" /><img src="/2005/images/mandat2.jpg" alt="" />
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<br /><em>Mandat d'arrêt du 27 octobre et du 22 novembre 1943 contre Jean Bocq</em>
<br /><br />



La milice a repéré le domicile de Paul Gariboldy à l’angle de la rue Mozart et la rue de l’Elysée (rue Marx Dormoy aujourd’hui).
Ils vont se réfugier chez Georges Bois (Sapin dans la résistance) au 4 rue Berthe de Boissieux.<br />
La Gestapo et à ses valets pensaient avoir donné un coup fatal à la résistance grenobloise, mais c’était mal connaître celle-ci.
Après l’explosion du parc d’artillerie, les allemands avaient mis toutes leurs munitions à la caserne de Bonne. Ils se pensaient à l’abri de toutes attaques. Qui oserait faire sauter une caserne en plein cœur de la ville et sous bonne garde ?<br /> 
Le 2 décembre, un résistant polonais Aloyzi Kospiski dit Eloi s’introduit dans la caserne de Bonne habillé en soldat allemand. Il fait sauter 100 tonnes de munition causant de nombreuses vitres cassées et de nombreux dégâts matériels dans Grenoble et son agglomération. L’explosion a été perçu à près de 100 kilomètres autour de Grenoble. Mais il n’y eu aucunes victimes civiles, 220 soldats allemands sont tués et 550 blessés. La garnison allemande est complètement décimée.<br />
Le 8 décembre, le chef de la milice Cosseron de Villenoisy est assassiné.<br />
Le 22 décembre, le doyen René Gosse et son fils Jean, deux grands résistants sont tués par les Allemands.<br />
Le 31 décembre 1943, Humberto M…20 ans, un des plus redoutables hommes de main de la gestapo s’introduit avec un autre jeune chez madame Coynel, allée des Balmes à Fontaine, qui réveillonne avec des amis. Les deux jeunes menacent tout le monde avec un pistolet. Mais la dame Coynel reconnaît M… derrière son masque. Ils s’enfuirent laissant leur arme qui se trouvait être un pistolet de peinture.<br />
Le 20 janvier 1944, Humberto M … est enlevé.<br />
Il est condamné le 18 mars, pour violation de domicile par défaut car son corps n’a jamais été retrouvé.<br /> 
Il y a d’autres disparitions de gestapistes dans les autres villes.<br />
Le 17 février, la cour d’appel condamne à 5 ans de prison Bocq et Gariboldy « actuellement en fuite » à 5 ans de prison.<br /> 
Le 6 mars, 6 millions de francs sont dérobésà la poste de Grenoble (située entre les Places Léon Martin et Vaucanson) de  pour les distribuer aux différents maquis.<br />
Cette fois, c’en est trop pour les nazis, leurs têtes sont mises à prix et une forte récompense est promise pour leurs captures.
C’est une jeune recrue de Combat qui va vendre sa dignité aux miliciens.<br />
Le 21 mars, Bocq et Vallier échappent de peu à une embuscade et se réfugient chez Georges Bois dit « Sapin ». Il leur conseille d’aller résister ailleurs car ils sont grillés ici.<br /> 
« On verra demain » dit Jean Bocq.<br />
Le lendemain, un des deux aura rendez-vous avec la mort…<br /> 
Le 22 mars, le jeune délateur indique la cachette du garage où tous les soirs la traction avant est garée et réparée. 11 miliciens dont leur chef Guy Echlach, et Ernest Jourdan, chef de la milice de Voiron, les attendent derrière des lauzes près du garage Achard à Fontaine (situé à la place de la future salle de spectacle « la Source » aujourd’hui).<br />
Quand Jean Bocq et Paul Gariboldy viennent récupérer la voiture, ils sont accueillis par des coups de mitraillettes. Ils n’ont pas le temps de saisir les leurs qui sont dans la banquette arrière et ripostent avec leurs pistolets. Jimmy est blessé à la cuisse, Vallier se sacrifie pour que Jimmy arrive à fuir, en attirant les miliciens dans sa course, devant l’école des Balmes. Il tourne à droite, puis à gauche après la ferme Pallas. Il abat en courant 3 collabos, mais il est touché dans le dos après une course de plus de 400 mètres. Vallier succombe sous les balles.<br />
Tel des hyènes devant le lion mort jusqu’alors insaisissable, les miliciens vont s’acharner à coups de pieds et de crachats sur le visage de Vallier.<br />
Echlach va lui tirer une balle dans la tête.<br /> 
Monsieur Victor Lunardi avait 13 ans à l’époque. Il a raconté à Serge Lambert ce témoignage dans Mémoires n°7 :<br />
« J'allais à l'école des Balmes, au milieu des champs à cette époque. Un jour, j'ai vu la milice poursuivre deux hommes qui venaient de sortir du Garage Achard, avenue Aristide Briand, près de l'actuel arrêt de tram " Hôtel de Ville ". L'un, atteint d'une balle dans la jambe, boitait. Il parvint à passer par dessus un muret pendant que l'autre continuait, entraînant les miliciens à sa poursuite et sauvant ainsi, provisoirement, son compagnon. Le fuyard fut atteint par les miliciens et tué, achevé peut-être. Puis les miliciens sont venus nous chercher à l'école pour nous montrer un " terroriste mort ", disaient-ils. J'ai su plus tard qu'il s'appelait Paul Vallier, illustre figure de la Résistance. L’autre était Jean Bocq. Des rues et des places portent leur nom aujourd'hui. Il y eut de terribles représailles… »<br />
Radio Paris ouvre triomphalement son bulletin d’informations du soir « sur la mort de Paul Gariboldy, le terroriste n°1 grenoblois abattu par des valeureux miliciens »<br /><img src="/2005/images/Bocq--Vallier2.jpg" alt="" />
<br />
<br /><em>Jean Bocq et Paul Gariboldy (Vallier)<br /><em>Jean Bocq et Paul Gariboldy, leurs attentats journaliers a fait surnommer la région grenobloise « la petite Russie » par les soldats allemands tellement ils en ont bavé à cause d’eux.</em>
</em>
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Le dimanche 26 mars à Saint-Nizier, Jean Bocq est nommé chef des groupes francs à la place de Gariboldy par ses camarades. Il assiste avec eux à une commémoration à la mémoire de Paul Vallier.<br />
Une Mercedes décapotable avec cinq officiers allemands, que du lourd, est signalée arrivant sur la route de Villard de Lans. Le sang de Jimmy ne fait qu’un tour. Il monte malgré ses blessures avec Henri Tarze dit Bob dans une traction conduite par Georges Ravinet. Ils se mettent à pourchasser les allemands à coups de pistolet. Ceux-ci se réfugient dans un hôtel près de la gare du tramway.<br />
Ils tuent un officier, mais à 4 contre 2 tireurs sans Vallier, Jean Bocq est à nouveau blessé. Bob Tarze couvre Georges Ravinet et Raymond Reiss un résistant local pour qu’ils aillent traîner le corps de Jimmy dans la traction, ils y parviennent mais à 4 contre 1, Tarze est tué sur le coup et Georges Ravinet grièvement atteint.<br />
La voiture emmène Jean Bocq chez un médecin de Lans-en-Vercors.<br />
Celui-ci refuse de le soigner. Le corps est transporté à Villard-de-Lans chez un vrai résistant, le docteur Lefrançois mais c’en est fini de Jimmy. Le médecin ne peut que constater le décès.<br />
Ravinet et Reiss vont jusqu’au lieu-dit « les Griats » à Méaudre enterrer son corps.<br />
Georges Ravinet se fera soigner plus attentivement par le docteur Baudry, médecin résistant bien connu des vieux Fontainois.
Le 9 avril, Jourdan, chef de la milice de Voiron qui a participé au meurtre de Gariboldy échappe de peu à la mort à la gare de sa ville en répliquant à coup de pistolet, blessant un jeune résistant.<br />
Le 20 avril, il est tué dans son domicile avec une partie de sa famille et ses gardes du corps. Guy Echlach mène de terribles représailles contre les résistants voironais.<br />
Le 17 mai à Fontaine, les policiers allemands abattent un individu proche de l’appartement de madame Poulet, (il s’agit d’Antoine Polotti membre des francs tireurs). Madame Poulet est arrêtée avec trois hommes dont deux sont blessés. Il y a une plaque aujourd’hui sur le mur de la trésorerie avec le nom d’Antoine Polotti et Marco Lipzszyc un des blessés qui sera fusillé le 21 juillet au ravin de l’écureuil à Seyssinet.<br />
Le 8 juin Place Notre-Dame à Grenoble, les soldats allemands descendent. Elie Vernet de Fontaine 23 ans qui s’apprêtait à abattre un milicien.<br />
Les batailles du Vercors de juin et juillet auront lieu donc sans Jimmy ni Vallier, ni aucuns des chefs de la résistance tués à la Saint-Barthélemy grenobloise. Les allemands venus avec des renforts sont plus nombreux que les maquisards, 15 000 contre 3909. Ils vont massacrer la population et les soldats sous armés.<br />
Le 23 juillet, on découvre un cadavre à Fontaine d’un Israélite polonais naturalisé Français négociant à Metz replié à Sassenage.
Les renforts alliés ne viendront qu’en août de la côte d’Azur, libérant peu à peu les villes du sud jusqu’en Alsace pour envahir l’Allemagne.<br />
Aloyzi Kospiski est tué le 20 août 1944 pendant la libération de Domène.<br />
Les Allemands font sauter les 2 ponts de Fontaine avant s’enfuir.<br />
Le 22 août, Grenoble est libéré. Le vent a tourné, les trois journaux collabos « le petit Dauphinois », « Sud est » et la « dépêche Dauphinoise » sont remplacés par le « Dauphiné libéré », « les Allobroges », « le Travailleur Alpin » et « le Réveil ». Il ne se passe pas un jour sans que cette presse annonce que des « kollaborateurs » soient pourchassés, arrêtés, jugés, fusillés.<br />
Il n’ y a que 5 villes décorées « Compagnon de la Libération » : Grenoble, Vassieux-en-Vercors, l’île de Sein, Nantes et Paris. Voici la citation concernant la capitale des Alpes:<br />
(Grenoble, Compagnon de la Libération par décret du 4 mai 1944).<br />
« Ville héroïque à la pointe de la résistance française et du combat pour la libération. Dressée dans sa fierté, livre à l'Allemand, malgré ses deuils et ses souffrances, malgré l'arrestation et le massacre des meilleurs de ses fils, une lutte acharnée de tous les instants. Bravant les interdictions formulées par l'envahisseur et ses complices, a manifesté le 11 novembre 1943, sa certitude de la victoire et sa volonté d'y prendre part. Le 14 novembre et le 2 décembre 1943, a répondu aux représailles et à l'exécution des chefs des mouvements de la résistance, par la destruction de la poudrière, de la caserne, de transformateurs et d'usines utilisés par l'ennemi. A bien mérité de la Patrie. » <br />
<img src="/2005/images/Jean-Bocq5.jpg" alt="" />
<br /><em>Les deux copains</em><br />

<br />

Le 30 septembre, Jean Bocq est enterré à Fontaine devant une foule immense.<br />
Les funérailles de Paul Gariboldy ont lieu le 7 octobre de Fontaine jusqu’à Saint-Martin-d’Hères devant la même foule nombreuse.
Le 22 mars 1945, un an après sa mort, le maire de Grenoble Frédéric Lafleur inaugure la Place Paul Vallier, ainsi que la rue Jean Bocq qui rejoint la Place, pas loin de la prison Saint-Joseph où ils ont été enfermés et délivrés.<br />
Il y a aussi une rue Henri Tarze près de Merlin Gerin où il a été dessinateur.<br /> 
Une rue Elie Vernet est juste à côté. Deux Fontainois ont donc une rue à Grenoble.<br />
La rue Antoine Polloti est juste en bas du pont Esclangon.<br />
Le film de propagande sur le S.T.O « enlevé par des gangsters »  le 12 août 1943 est projeté gratuitement au Royal. Une quête est distribuée aux bonnes œuvres.<br />
<br /><img src="/2005/images/Jean-Bocq6.jpg" alt="" />
<br />
<br /><em>Enterrement de Jean Bocq à Fontaine, avenue du Vercors en septembre 1944</em>
<br />
<br />


Le 8 mai, c’est la fin de la guerre. Les soldats défilent dans Grenoble, les photos de Jean Bocq et Paul Gariboldy sont exposés sur une voiture et sont particulièrement applaudis par la foule.<br />
Le 19 juin, Guy Echlach est repéré comme consul à Vérone en Italie du nord. Son personnel est composé de miliciens, ils tous sont arrêtés.<br />
Echlach est jugé pour 200 assassinats de résistants. Le 20 octobre, il est fusillé.<br />
C’est le cas de la plupart de tous ceux qui ont collaboré tel le médecin qui n’a pas voulu soigner Jean Bocq ou celui qui a vendu Jimmy et Vallier.<br />
Le 23 décembre, une plaque est posée Place de Gordes à Grenoble avec « 11 noms dont Jean Bocq, victimes de la barbarie nazie. » Cette plaque a aujourd’hui disparu.<br />
Tous ceux qui ont été tués pendant les combats sont décorés à titre posthume le 23 janvier 1946.<br />
Le 9 mars 1946, Francis André dit Gueule tordu est fusillé.<br />
Une stèle est érigée à Saint-Nizier « Les pionniers et combattants du Vercors à leurs camarades Henri Tarze (Bob) 24 ans, Jean Bocq (Jimmy) 23 ans morts pour la France Georges Ravinet grièvement blessé. » <br /><img src="/2005/images/enterrement-Bocq.jpg" alt="" />
<br />
<br /><em>Avenue Jean jaures à Fontaine le 30 septembre 1944</em>
<br /><br />




Jean Bocq ne verra donc jamais grandir ses deux fillettes Claude et Maryse.<br />
La rue de la Saulne à côté de la tannerie qui avait été incendiée le 9 octobre 1943 devient la rue Jean Bocq.<br />
La tannerie qui a collaboré avec les allemands est aujourd’hui remplacée par des gens beaucoup plus sympathiques, l’équipe du journal« Mémoires ».<br />
L’endroit où Gariboldy a été assassiné devient la rue Paul Vallier.<br />
En 1944, Bernard Hamel (docteur Duponchel dans la clandestinité) écrit un des premiers livres sur cette guerre traumatisante: « Chants épiques : Paul Vallier 1er fils de France » et va les déclamer pour les enterrements et inaugurations de rue de nos deux héros. Voilà certainement le plus beau :<br /><br />
<strong>Les deux copains</strong><br />
Qui dit Paul Vallier dit Jimmy ; ensemble toujours<br />
Ils affrontèrent l’horreur nazie cœur contre cœur ;<br />
Ils furent bien plus que deux frères : amis tout court,<br />
Partageant la vie, la mort, le guignon*, le bonheur,<br />
Deux amis liés à jamais comme Oreste et Pylade**<br />
Deux copains unis pour la macabre rigolade.<br />
*la malchance, le malheur<br />
**symbole de celui qui offre sa vie pour l’autre dans la mythologie<br /><br />

Voyez l’auto qui zigzague, enjambant les trottoirs ;<br />
Son chauffeur a reçu, croit-on, une balle boche ;<br />
Pourvu qu’une autre ne porte et ne l’amoche<br />
Tout à fait. N’ayez crainte, gens ignorant de l’histoire ;<br />
Le bon chauffeur joue à cache-cache : c’est Jimmy ;<br />
Vallier, près de lui, épie « en douce » l’ennemi.<br /><br />

Lui faut-il un fort pour venger l’infamie ? Jimmy !<br />
Lui faut-il un vrai dur, pas un endormi ? Jimmy !<br />
Lui faut-il un second pour l’œuvre promis ? Jimmy !<br />
Un gars gonflé ne faisant rien à demi ? Jimmy !<br />
Lui faut-il un répondant toujours soumis ? Jimmy !<br />
Lui faut-il un autre soi-même, un ami ? Jimmy !<br /><br />

Quand Jimmy tomba blessé sous les balles traîtresses<br />
Paul n’eut pas à réfléchir : il revint en arrière,<br />
Lui qui était déjà sauvé à force d’adresse,<br />
Lui qui humait déjà la liberté, le plein air,<br />
Mais pouvait-il abandonner son meilleur ami,<br />
Son camarade de combat, son copain : Jimmy ?<br /><br />

Maintenant tous deux sont partis pour le long voyage<br />
Côte à côte, cœur à cœur, dans la même pensée ;<br />
Ensemble ils ont tourné l’immense et dernière page<br />
De leurs deux vies consacrées à la France blessée.<br />
Eux sont morts, au champ d’honneur, en héros de légende,<br />
Mais par eux la France vit- Honni qui ne l’entende.<br /><br />

<strong>Denis Guignier</strong><br />

<strong>Mille mercis à la fille et au gendre de Jean Bocq, madame et monsieur Dalla-Rosa et à Serge Chaléon pour l’envoi de leurs photos.
</strong>
<br /><img src="/2005/images/enterrement-Bocq3.jpg" alt="" /><br />
<em>La famille de Jean Bocq</em><br />
<br /><img src="/2005/images/enterrement-Bocq2.jpg" alt="" /><br />
<em>Jean Bocq est enterré à Fontaine devant une foule immense.</em>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/111-paul-langevin-une-ecole-qui-nait-dans-un-chateau">
  <title>PAUL LANGEVIN : Une école qui naît dans un château</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/111-paul-langevin-une-ecole-qui-nait-dans-un-chateau</link>
  <dc:date>2008-04-23T07:06:57+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Le quartier sud, comme toute la ville de Fontaine, voit sa population augmenter rapidement dans les années 1950-1960.
En 1958 un nouveau groupe scolaire est en construction dans « le quartier des marais » entre la rue des Vouillants et la nouvelle artère le boulevard Joliot-Curie qui fait suite à la Saulne après son recouvrement.

Ecole Maternelle Paul Langevin : entrée côté rue George Sand
</description>
  <content:encoded><![CDATA[Le quartier sud, comme toute la ville de Fontaine, voit sa population augmenter rapidement dans les années 1950-1960.
En 1958 un nouveau groupe scolaire est en construction dans « le quartier des marais » entre la rue des Vouillants et la nouvelle artère le boulevard Joliot-Curie qui fait suite à la Saulne après son recouvrement.
<br /><img src="/2005/images/ecole.jpg" alt="" />
<br /><em>Ecole Maternelle Paul Langevin : entrée côté rue George Sand
</em> C’est l’école Paul Langevin qui comprendra un CEG (Collège d’Enseignement Général) une école de garçons, de filles, et une maternelle. 
À la rentrée 1958, seul le collège reçoit les enfants de la 6ème à la 3ème. Son directeur est Monsieur Louis Gerin.
Pour les élèves de primaire il faut trouver une solution. On va donc ouvrir deux classes provisoires de garçons  au château Borel. Roger Laffont y a  enseigné, dans la verdure, aux enfants de CM1 et CM2 en compagnie de Paul Faure, le maître des CP, CE1 et CE2.
Ce fut une année bien sympathique dans un cadre inhabituel au pied des bois de Vouillant.  Pour faciliter la surveillance, la cour de recréation était limitée entre une petite maison attenante au château qui abritait la famille de Monsieur Albert Bernard (chauffeur à la ville) et les dépendances du château où fut  installée l’école de judo la même année. Le préau était constitué d’une grande toile de tente sous les arbres à côté de la salle du judo.<br />
<br /><img src="/2005/images/classe60-61.jpg" alt="" />
<br />

Au rez-de-chaussée du château, logeait Madame Moynat infirmière.
Les enfants et leurs maîtres ont dû garder un bon souvenir de cette année au cœur de la nature.
La rentrée 1959 s’est faite dans le groupe scolaire Paul Langevin terminé. Il y avait quatre classes primaires de garçons, Louis Gerin  en était le directeur en même temps que pour CEG. L’école de filles ouvre avec Melle Robert comme directrice et chacun se souviendra de Melle Lucette Gagnaire à la tête de la maternelle jusqu'à la fin de sa carrière.
Une des premières classes de perfectionnement a ouvert à Langevin avec Philippe Petiot comme instituteur.
Après le départ en retraite de Monsieur Gerin c’est Monsieur Zann qui prit la direction du CEG, Madame Bourette était sa secrétaire.
En 1964 le CES « Collège d’Enseignement Secondaire » Pierre Dubois, construit Allée des Balmes, pour les élèves de Seyssinet et Fontaine a sonné la fin du CEG. Les locaux transformés ont été utilisés par le centre Médico-Pedagogique et l’APASE. 
Je suis resté à Langevin jusqu'à l’ouverture de l’école Anatole France en Septembre 1968 dont je suis devenu  directeur.
<br />

Le groupe Paul Langevin malgré ses cinquante ans reste une école bien vivante et appréciée du quartier Sud.
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<strong>Souvenir de Roger Laffont recueillis par Suzon Jadeau
</strong><br />
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<img src="/2005/images/ecole62-63.jpg" alt="" />
<br />
<img src="/2005/images/ecole3.jpg" alt="" /><br />
<em>Photo de classe 1978-79</em><br />
<br />
<img src="/2005/images/ecole63-64.jpg" alt="" />
<br />
<img src="/2005/images/ecole65-66.jpg" alt="" /><br />
<img src="/2005/images/ecole68-69.jpg" alt="" />
<br />
<br /><img src="/2005/images/classe76-77.jpg" alt="" />
<br /><em>Photo de classe 1976 1977</em>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/112-paroles-dhabitants">
  <title>Paroles d’habitants…</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/112-paroles-dhabitants</link>
  <dc:date>2008-04-23T07:05:08+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Nous avons rencontré madame Josée De Castro, « Pépette », et son neveu Lucien Gasque. Ils ont répondu à notre appel et nous ont apporté photos et témoignages. Ils racontent leur quartier avec des mots que nous reconnaissons. Ce sont les mêmes à chacune de nos consultations. Un peu de nostalgie, la vie d’avant bien plus conviviale, plus dure aussi. Mais le souvenir de la jeunesse prend vite le pas.</description>
  <content:encoded><![CDATA[Nous avons rencontré madame Josée De Castro, « Pépette », et son neveu Lucien Gasque. Ils ont répondu à notre appel et nous ont apporté photos et témoignages. Ils racontent leur quartier avec des mots que nous reconnaissons. Ce sont les mêmes à chacune de nos consultations. Un peu de nostalgie, la vie d’avant bien plus conviviale, plus dure aussi. Mais le souvenir de la jeunesse prend vite le pas. « Pépette » nous parle de sa rue de la Saulne. C’est ainsi qu’elle s’appelait alors. Elle énumère les noms des habitants d’alors, en s’efforçant  de n’en oublier aucun. Elle nous parle de la maison Repellin, les Petit (le menuisier) et Faure. De monsieur et madame Bouvier, monsieur Gaillard, madame Eyraud, monsieur et madame Rivière, monsieur et madame Gaudin : lui encadrait les tableaux et les canevas, elle était secrétaire à l’Etat Civil au Bureau Municipal. Chez elle, on lui apportait ses déclarations d’impôt à remplir. Elle nous parle aussi des Marchica, des Sciascia, des Dibilio, et autres Ambrosiano, Vizzini, Mora, Stupenengo, Chassigneux, Chanut ou encore Pedrotti, Carrel, Olivero… de l’épicerie Pinto où on achetait les pâtes au détail… elle nous rappelle les jardins ouvriers de Guerry en bordure de Saulne.<br />
<img src="/2005/images/bocq4.jpg" alt="" />
<br /><em>Pépette et son amie Jannine Montagne en 1950, basketteuses dans la première équipe de Fontaine</em>
<br /><br />

Elle nous raconte le café de ses parents : le café Pena (il se tenait juste à côté de notre local, qui, lui était la Mégisserie Allemand). Il a été construit vers 1930. Il faisait café et un peu de restauration pour les ouvriers de la fonderie Merlin, allée des Balmes.
La famille Reffugi y a pris ses quartiers quelques temps avant la mise en service de la piscine
La patronne faisait déjà dans le « social » (faut-il faire le lien avec le futur Centre Social ?), avançant de l’argent aux gens en attente de leur paie. Un crédit à taux 0 évidemment !
C’était un endroit convivial, un véritable lieu de vie. Les hommes venaient jouer aux boules et leurs épouses tricoter ou papoter devant une limonade. On entendrait presque monter les chansons siciliennes… on se rappelle de la manière ingénieuse mise en place pour faire passer du vin aux ouvriers de la mégisserie : une corde, un panier et le tour est joué. L’eau dans le quartier a été installée par les grévistes en 36. Les filles de l’école des Balmes faisaient la soupe pour les grévistes.
La rue de la Saulne était le passage obligé pour joindre l’avenue Aristide Briand et « sous la roche », la zone des Vouillands d’aujourd’hui. C’était donc par là que les gens du voyage, les « Rom », passaient pour installer leur camp dans ce lieu désert. Ils venaient boire un coup au bistrot où ils avaient leurs habitudes. « Pépette » nous raconte qu’un jour, une belle gitane, une sorte d’Esméralda, dansait le flamenco pour le plus grand bonheur de tous. Elle dansait pieds nus… Pépette lui a prêté ses chaussures neuves. Elle ne les a plus revues. Elle ne les a même pas réclamées…
<br /><img src="/2005/images/bocq2.jpg" alt="" />
<br /><em>Pepette Pena devant le Café de ses parents en 1952</em><br />
<br />

Le bar a été le siège du foot à ses débuts. Les joueurs s’habillaient là avant de rejoindre le stade. Il a été le berceau du FAC (Fontaine Athletic Club). L’oncle était un athlète valeureux qui a remporté plusieurs coupes. Le café a servi de salle de réunion pour la cellule 5 du Parti. On se souvient de monsieur Raymond Père, qui remontait à sa ferme des Vouillants, à la fin des réunions sur le coup de minuit… à pied, bien sûr… il a rempli, pendant les heures sombres de l’occupation, son rôle de lieu de passage, de gîte, de planque. 
Les yeux pétillent, se mouillent un peu aussi. On s’est souvenu des anciens qui ont modestement, participé à la vie de ce quartier.<br />
<br />

<strong>Propos de Josée De Castro dite 
« Pepette » et Lucien Gasque recueillis par PIF</strong>
<br /><img src="/2005/images/bocq5.jpg" alt="" />
<br /><em>Pepette Pena et son mari Lucien en 1951</em><br />
<br />
<img src="/2005/images/bocq6.jpg" alt="" />
<br /><em>Vue sur la rue Jean Bocq, le champ où se trouve le centre social George Sand aujourd'hui</em><br />

<img src="/2005/images/bocq.jpg" alt="" /><br />
<em>Vue sur la rue Jean Bocq en 2008</em>
<br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/113-une-piscine-des-hommes-des-femmes">
  <title>Une piscine, des hommes, des femmes,</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/113-une-piscine-des-hommes-des-femmes</link>
  <dc:date>2008-04-23T07:04:39+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Un club (le cercle des nageurs fontainois, C. N. F.)
Nous avons interrogé quatre nageurs qui ont participé activement à la vie du cercle des nageurs Fontainois.
C’est en avril 1957 que Lino Refuggi prend possession  de cette piscine tant attendue par les Fontainois. Il en fut l’un des pères dans le concept, après avoir suivi de prés sa réalisation, il en  deviendra l’animateur, le maître nageur, le directeur, en un mot l’homme orchestre.


Juillet 1968 : En bas de gauche à droite  : B. Pinat, Irène Resta, M. Finet
Debout de gauche à droite : Jean-Luc Refuggi, Roger Genevois, ?, Serge Gay, 
S. Kebaili, Richard Refuggi, Kesabo, Martinez, G. Younes, A. Chulia, Po, Massias.
</description>
  <content:encoded><![CDATA[<strong>Un club (le cercle des nageurs fontainois, C. N. F.)</strong><br />
Nous avons interrogé quatre nageurs qui ont participé activement à la vie du cercle des nageurs Fontainois.
C’est en avril 1957 que Lino Refuggi prend possession  de cette piscine tant attendue par les Fontainois. Il en fut l’un des pères dans le concept, après avoir suivi de prés sa réalisation, il en  deviendra l’animateur, le maître nageur, le directeur, en un mot l’homme orchestre.
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<img src="/2005/images/piscine3.jpg" alt="" /><em><br />
Juillet 1968 : En bas de gauche à droite  : B. Pinat, Irène Resta, M. Finet
Debout de gauche à droite : Jean-Luc Refuggi, Roger Genevois, ?, Serge Gay, 
S. Kebaili, Richard Refuggi, Kesabo, Martinez, G. Younes, A. Chulia, Po, Massias.
<br /> <em>Mémoires</em> <em>: comment avez-vous vécu cette grande histoire ?</em><br />
<strong>Jean-luc Refuggi</strong> : Rapidement ce qui aurait dû n’être que notre domicile, le lieu de travail de notre père devint pour mon frère et moi-même, notre terrain de jeux, le lieu de notre passion des sports d’eau et de découverte du groupe de compagnons de jeux et d’entraînement</em><br />


<strong>André Touretta</strong> : La piscine n’était alors ouverte qu’en été, mais avec la naissance du club, pratiquement  dés l’été 1957, le groupe qui s’est constitué autour de Lino Refuggi devient rapidement la seconde famille pour beaucoup d’entre nous.<br />
<strong>Guy Belle-Perrat</strong> : Arrivé au cercle des nageurs dés 1958, sachant à peine nager Lino Refuggi nous à pour beaucoup d’entre nous formé à la natation et donné le goût de la compétition Les entraînements débutent dés la fin mai dans une eau plutôt frisquette, mais quand on aime ! De ce fait mes vacances d’été se passaient pour l’essentiel dans l’eau et dans les locaux de la piscine. Les premiers résultats probants du club se manifestèrent dés 1960 (participation De Nicole Réolon et de Jean-Luc Refuggi au critérium de France à Paris. Par la suite et à l’initiative du club Fontainois la première compétition régionale de natation se tenait le jour du 1er Mai.<br />
<br /><img src="/2005/images/piscine1.jpg" alt="" /><br />
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<em>Mémoires : Comment la population de Fontaine a pris possession de cet équipement sportif et de loisirs ?<br /></em>
<strong>Jean Luc Refuggi</strong> : Pendant quelques années la piscine se trouvait être le seul équipement, un peu perdue au pied des Vouillants, la grande Saulne courant encore à l’air libre le long de la prairie qui devait devenir le stade Thorez en attente de son gymnase Dés les beaux jours les jeunes et les moins jeunes envahissaient les plages de la piscine. A partir de 1960 les repas de midi pouvaient se prendre au bar que ma mère tenait de main de maître, les salariés de la nouvelle zone des Vouillants prirent l’habitude avec d’autres de venir piquer une tête et  déjeuner sur place.<br />
<strong>André Touretta</strong> : C’est vrai les Fontainois et les habitants des communes voisines prirent rapidement possession de leur piscine. C’est certainement cela et parce que  Lino Refuggi  était un meneur d’hommes que le club s’est constitué avec les Michel Pugnet, Gaudin, Stupenengo aux manettes et ces jeunes nageurs qui abattaient les kilomètres sous le regard attentif de Lino. Le groupe des compétiteurs se composait des Gérard Liaud, Guy Belle-Perrat, Nicole Réolon, Annie Resta, Jean-Luc et Richard Refuggi etc… Cette trentaine de compétiteurs, mais aussi amis formaient un groupe qui au fil du temps et toute l’année devenaient des inséparables qui de jeux de ballons en parties de ping pong, de sorties au ciné en soirées télé une vie de famille en somme.<br />
<strong>Guy Belle-Perrat</strong> : Dés l’été 1965 je deviens auprès de Lino Refuggi le 2eme maître nageur, avec le réchauffage de l’eau dés les premiers jours du printemps l’école de natation voit le jour. Certains anciens excellaient en Waters Polo et d’autres sous la houlette de André Touretta se mirent à la pratique du hand ball pour meubler la période hivernale en pratiquant un sport d’équipe. C’est autour de ces différentes activités sportives et avec quelques autres disciplines que naquit l’ASF.
<br /><img src="/2005/images/piscine2.jpg" alt="" />
<br /><em>Inauguration de la piscine en 1957</em><br /><br />



<em>Mémoires : Que pensez vous du nouvel équipement, le centre nautique Lino Refuggi ?<br /></em>
<strong>Jean Luc Refuggi</strong> : C’est une très belle réalisation qui permet des rencontres de natation de haut niveau, à pratiquement à tous les élèves des écoles primaires de savoir nager et à de nombreux adultes de pratiquer un « jogging aquatique » d’entretien. L’idée d’une piscine couverte à Fontaine remonte aux années 68/69. L’apparition de piscines couvertes sur l’agglomération transforme profondément l’organisation de la natation sportive. D’une natation estivale nous passons à une natation hivernale. La survie du club se trouve posée.<br />
Conscient de ce problème la municipalité décide d’entreprendre dans les années 75/76 des travaux pour doter la piscine d’une toiture amovible permettant l’ouverture des bassins tout l’hiver. Mais devant le coût élevé du fonctionnement d’une telle structure les travaux sont interrompus et il faudra attendre l’année 1991 pour connaître la piscine d’aujourd’hui. Entre temps le club aura perdu de son prestige.<br />
<strong>Guy Belle Perrat</strong> : C’est une belle réussite, un bel outil pour la pratique des sports et loisirs liés à la natation. Les établissements scolaires ont une utilisation sur un large créneau horaire, les enfants des  écoles primaires bénéficient tous d’un apprentissage de la natation et rare sont ceux qui ne savent pas nager en fin de CM2. Quelques anciens du club ont repris le flambeau avec Irène Resta et Christian Berthet et ont permis le redémarrage du club dés 1991.<br />
<strong>Irène Resta</strong> : Le club fut mis en sommeil de 1981 à 1991, le nouvel équipement a permis un réveil du club dans d’excellentes conditions. Avec Christian nous avons pu faire accéder ce club à un bon niveau départemental et régional. Un groupe de compétiteurs en master + de 25 ans, une excellente école de natation qui permet d’être la pépinière de  nouveaux compétiteurs, une pratique de la natation de loisirs et un groupe d’acquaforme complètent le club en renouveau. Depuis 2002 c’est sous la présidence de Pierre Astor que le club rempli sa mission sociale et sportive dans notre commune.
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Bon vent, bonne route et pleins de succès au club des nageurs fontainois, l’ASF Natation. 
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<strong>Interview de Jacques Maisonnat et Suzon Jadeau</strong><br />
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<br /><em>Lino Refuggi</em>
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<em>Louis Maisonnat et Lino Reffugi</em><br />
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<em>Inauguration de la piscine en 1957 avec le maire Léon Pinel</em>
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<em>1er Mai 1973</em><br />
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<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/116-reponse">
  <title>Réponse à l’énigme</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/04/23/116-reponse</link>
  <dc:date>2008-04-23T05:56:24+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>Le journal Mémoires N°27</dc:subject>
  <description>Dans le  numéro 26 : « Quelle est donc cette tour ? ». Le voile est levé. Il s’agit d’une machine à enfoncer les pieux « Franki »… une technique permettant de couler du béton en profondeur pour assurer les fondations en terrain marécageux. L’immeuble Le Parizet est ainsi construit : sur pilotis si on peut dire. C’est de Jean-Claude Sonni que nous tenons ces renseignements. Il a bien connu cet équipement, c’est lui qui en a assuré l’entretien mécanique.
Avant de clore cet épisode, nous vous délivrons deux photos « avant-après ».</description>
  <content:encoded><![CDATA[Dans le  numéro 26 : « Quelle est donc cette tour ? ». Le voile est levé. Il s’agit d’une machine à enfoncer les pieux « Franki »… une technique permettant de couler du béton en profondeur pour assurer les fondations en terrain marécageux. L’immeuble Le Parizet est ainsi construit : sur pilotis si on peut dire. C’est de Jean-Claude Sonni que nous tenons ces renseignements. Il a bien connu cet équipement, c’est lui qui en a assuré l’entretien mécanique.
Avant de clore cet épisode, nous vous délivrons deux photos « avant-après ». <img src="/2005/images/un1.jpg" alt="" /><br />
<img src="/2005/images/un2.jpg" alt="" />]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/01/21/99-appel-a-temoignages">
  <title>Appel à témoignages</title>
  <link>http://www.e-memoires.org/2005/index.php?2008/01/21/99-appel-a-temoignages</link>
  <dc:date>2008-01-21T10:16:38+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Comité de Rédaction</dc:creator>
  <dc:subject>la vie de l'association</dc:subject>
  <description>Mémoires  célèbre le 30ème anniversaire du Centre Social Georges Sand. En effet, le journal numéro 27 d’Avril lui sera consacré largement. Nous réaliserons à cette occasion une expo qui sera présentée dans leurs locaux. Comme à son habitude, et comme il en est de sa mission, Mémoires s’efforcera de vous présenter le quartier de la Place Louis Maisonnat à l’allée des  Balmes. Nous lançons un appel pressant à tous les habitants concernés pour des photos, des documents, des souvenirs, des  anecdotes.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<strong>Mémoires  célèbre le 30ème anniversaire du Centre Social Georges Sand. En effet, le journal numéro 27 d’Avril lui sera consacré largement. Nous réaliserons à cette occasion une expo qui sera présentée dans leurs locaux. Comme à son habitude, et comme il en est de sa mission, Mémoires s’efforcera de vous présenter le quartier de la Place Louis Maisonnat à l’allée des  Balmes. Nous lançons un appel pressant à tous les habitants concernés pour des photos, des documents, des souvenirs, des  anecdotes.</strong> Merci]]></content:encoded>
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